TERRESTRE / PROJECTION-DéBAT

Striking Land (Terra que marca)

Pour son deuxième long métrage, Raul Domingues a décidé de remettre l’être humain à sa place : celui-ci n’est plus le centre du monde, mais l’un des éléments qui le constituent. Le film est ainsi dépourvu de dialogues ; seuls les bruits de la nature et des outils de travail se font entendre. L’homme n’est pas exclu pour autant : on voit les agriculteurs travailler, des gros plans se concentrent sur leurs mains, leur nuque. Les roues des machines agricoles impriment leur marque dans la terre fraîchement retournée. Mais il habite l’arrière-pays portugais, où la caméra est posée, au même titre que la coccinelle sur sa feuille, le rouge-gorge sur sa branche ou la fleur dans son champ. Raul Domingues nous propose ainsi une méditation atemporelle et hypnotisante sur notre relation à notre environnement, nous rappelant que la nature n’est pas à notre disposition et que nous devons la respecter pour qu’elle nous respecte. Une leçon d’humilité sans didactisme forcé.