La porte d’Aubervilliers, dans le nord de Paris, fait partie de ces quartiers de la capitale longtemps délaissés, aux abords du périphérique. Un lieu de passage, ni vraiment dedans, ni vraiment dehors, dans lequel les âmes errent, livrées à elles-mêmes. Le film de Valérie Jouve interroge justement le fait urbain et le fait humain, dans leur intime relation. L’urbain est l’un des thèmes centraux de l’œuvre de la photographe et cinéaste, qui imagine ce territoire en mutation comme le passage vers un nouveau monde, où coexistent désormais le siège social de Veolia, multinationale cotée au CAC 40, la nouvelle manufacture de la mode de Chanel, les habitations à bon marché et les toxicomanes. Ces mondes semblent s’éloigner de plus en plus, comme l’utopie de l’habiter ensemble ; le documentaire tente de les réconcilier dans un même élan créatif.
AVEC
EN PRÉSENCE DE VALÉRIE JOUVE
GéNIES DES LIEUX / PROJECTION-DéBAT

