le mot du · de la cinéaste

« La rencontre est, comme un motif, au cœur du film. Plutôt que de nommer littéralement les caractéristiques structurelles et esthétiques du lotissement, des maisons et des intérieurs, je choisis de les faire éprouver au spectateur en l’invitant à circuler au sein des Mûriers, en suivant les habitants dans leurs activités et leurs déambulations. Ainsi, il pourra d’abord découvrir le lotissement et sa structure globale à travers l’utilisation singulière des terrasses par les habitants lors du confinement et de leurs réunions. Plus tard, c’est grâce aux circulations sur les toits de Jacky en vélo et la réalisation d’un travelling le long des façades que j’entends transmettre l’impression de dynamisme, créé par l’alternance en dents de scie des maisons et leurs aplats de couleurs. De même, c’est à travers l’expérience vécue des habitants et leurs connaissances que j’introduis les éléments nécessaires du contexte de création et l’histoire des Mûriers. Ce rôle sera principalement assuré par Jean-Claude, un des primo-habitants ; ancien ingénieur du CEA et considéré par ses voisins comme « la mémoire des lieux ».

Jean-Baptiste Mees

Le lotissement Les Mûriers

de Jean-Baptiste Mees

documentaire / France / 2021 / 10min.

« L’œuvre la plus importante qui résulte de ce travail, de cette entente, de cette persévérance, est la création de conditions favorables pour permettre aux hommes de se rencontrer, de mieux se connaître. Et la connaissance conduisant à l’amitié renforce la paix entre les peuples. » Cette citation de l’architecte Georges Candilis raconte à elle seule ce qui est à l’œuvre aux Mûriers.