Aix-en-Provence, mardi 11 novembre 2003, 20 heures 30 : le rideau du Théâtre du Jeu de Paume s’ouvre sur la toute première séance de la première édition du festival du film sur l’architecture et l’espace urbain. Image de ville apparaît dans le paysage culturel aixois.
Sa proposition est simple. Partant du constat que, depuis ses origines, le cinéma donne à voir la ville qui se développe et qu’à l’échelle planétaire, notre condition humaine est désormais urbaine, le cinéma dans toute sa diversité (esthétique, historique et géographique) peut contribuer à la diffusion de la culture architecturale, urbaine et écologique. Autour du film, peuvent se rencontrer et dialoguer les artistes que la ville inspirent et celles et ceux qui la pensent et la fabriquent. Et le film ainsi accompagné est l’occasion de convier la plus large diversité de publics autour d’une question de société essentielle : notre civilisation urbaine et son avenir.
Depuis ce lever de rideau, le festival Image de ville a proposé plus de 1000 séances, programmé plus de 1100 films, accueilli près de 750 invités et réuni plus de 60.000 spectateurs.
Mais au-delà de cette comptabilité, il faut rappeler que ces deux décennies du festival se sont écrites grâce à la confiance et au soutien des collectivités territoriales et de différentes institutions, grâce à l’accueil et l’hospitalité des salles de cinéma et de différents lieux culturels, construisant ainsi un ensemble de relations et de liens précieux. La proposition festivalière a permis à Image de ville de déployer l’ensemble de son projet culturel. L’activité historique de programmation et de diffusion cinématographique s’est développée de manière permanente, au-delà de la seule période festivalière. La production et le soutien à la création cinématographique s’affirme désormais comme une activité essentielle d’Image de ville. Quant à l’éducation à l’image et la formation, cette activité permet de consolider la contribution d’Image de ville auprès de certains publics (notamment celui de l’enseignement supérieur à l’horizon de l’ouverture prochaine de l’Institut Méditerranéen de la Ville et des Territoires à Marseille).
À l’heure où la création cinématographique connait de profonds bouleversements, depuis la production des films jusqu’à leur rencontre avec le public, une proposition culturelle comme celle d’Image de ville, aussi modeste soit-elle, peut continuer d’aider des films à voir le jour et à rencontrer encore mieux certains de leurs publics.
À l’heure où notre civilisation urbaine se trouve face à des enjeux, en particulier écologiques, si déterminants, l’invitation du cinéma à « regarder ensemble » pour « penser ensemble » est certainement utile, si ce n’est essentielle.
C’est en tout cas la conviction d’Image de ville.
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