MARSEILLE

ENTRE VILLE ET PORT

Dans son ouvrage Traces de Marseille au cinéma – histoire, mémoire, topographie d’une ville 1921-2011, l’historienne du cinéma Katharina Bellan met en lumière trois films des années 1920 qui racontent, chacun à leur manière, « ce que le cinéma a vu » de la place du port dans l’imaginaire urbain marseillais : Fièvre de Louis Delluc (1921), Cœur fidèle de Jean Epstein (1923) et En rade d’Alberto Cavalcanti (1927).

Un siècle plus tard, ces œuvres muettes sont réunies dans un cycle de ciné-concerts, porté par Image de ville et La Mesón, pour questionner la mémoire urbaine et la persistance de ces représentations dans le paysage mental de la ville.

Afin de mettre ces films en dialogue et d’en proposer une lecture contemporaine, le compositeur et musicien Nicolas Cante est invité à créer une musique originale pour chacun d’eux, en collaboration avec trois musicien·ne·s invité·e·s.

Le premier volet de cette création, conçue comme un triptyque cinématographique et musical, sera présenté en première en 2025 à Marseille, dans le cadre de Ciné Plein-Air des Écrans du Sud avec le soutien du Musée d’histoire de la Ville de Marseille.

Cœur Fidèle
de Jean Epstein (1923)
Fièvre
de Louis Delluc (1921)
En rade
de Alberto Cavalcanti (1927)